L’ABOSCHVI renforce les connaissances des OSC et des professionnels des médias sur la maladie pour marquer la célébration de la Journée Mondiale de lutte contre les Hépatites.
“L’HEPATITE NE PEUT PLUS ATTENDRE” est le thème autour duquel la communauté internationale célèbre l’édition 2021 de la journée mondiale contre les hépatites. Et comme un bouclier contre les Hépatites au Bénin, l’Alliance Béninoise des Organisations de la Société Civile contre les Hépatites Virales (ABOSCHVi) a organisé cette année encore sa traditionnelle quinzaine d’actions urgentes contre les Hépatites qui est à sa septième édition.
C’est un webinaire de formation sur le thème “Les OSC et les médias connaissent l’hépatite et s’engagent” tenu ce mardi 27 juillet qui a consacré le lancement des activités de l’édition 2021 de cette quinzaine. Plus d’une centaine d’Organisations de la Société Civile, Groupements et Associations de femmes, de jeunes, et professionnels de médias,… ont participé à cette formation dont l’objectif est de renforcer la connaissance des OSC et autres acteurs sur les hépatites pour prendre des initiatives afin de rejoindre la grande famille ABOSCHVi pour le combat vers l’élimination de l’hépatite au Bénin d’ici 2030.
Après le mot introductif de Mr Romuald DJIVOESSOUN, Coordonnateur National de l’Alliance, rappelant le contexte dans lequel s’inscrit cette formation, les objectifs vises et les résultats attendus, place est donnée aux communicateurs pour partager le contenu de leur communication.
La première Communication animée par le Docteur Aboudou Raïmi KPOSSOU a porté sur le thème “Hépatites Virales : épidémiologie et manifestations cliniques”.
“Notre pays le Bénin est un pays d’endémie, car toute la population est à risque”, a révélé le Docteur KPOSSOU dans sa présentation. Dans son exposé, il a mis l’accent sur le caractère silencieux de la maladie chez la majorité des personnes infectées, le taux de prévalence épidémiologique dans les départements du Bénin, les modes de transmission, les facteurs à risque pour contracter le virus et ses manifestations cliniques. Au Bénin, la prévalence est estimée à 9,9% pour l’Hépatite B et 4,12% pour l’hépatite C (données de prévalence nationale – Donneurs de sang/2013). Il ressort de l’exposé du Communicateur que les virus de l’Hépatite B et C sont les plus contagieux. Pour lui, le virus de l’hépatite B est 100 fois plus contagieux que le VIH SIDA, et l’Hépatite C est 10 fois plus contagieux que le VIH SIDA.
Sa négligence et le manque de traitement peut se compliquer et conduire à une cirrhose de foie ou au cancer de foie, d’où la nécessité de faire très tôt le dépistage pour connaître son état sérologique. Ce à quoi les OSC et les hommes des médias sont outillés pour mobiliser les populations et donner les vraies informations sur la maladie afin que ces populations ne soient pas les prochaines victimes.
“Il n’est plus acceptable qu’on meurt d’hépatite de nos jours au Bénin”, a souligné le Professeur Nicolas KODJOH, Président de l’ABOSCHVi et communicateur sur le deuxième thème “Hépatites Virales : Moyen de prévention et possibilités de traitement”.
L’Hépatite virale est une cause fréquente des décès au Bénin, et voilà qu’elle est très peu connue de la population en général, des malades eux-mêmes et mêmes des professionnels de la santé. Il s’agit de maladies évitables pour lesquelles des traitements existent (vaccin, médicaments) et il importe de multiplier les séances de sensibilisation et de formation pour améliorer les connaissances de la population et susciter leur volonté spontanée au dépistage et au traitement de la maladie. Il a insisté que le dépistage, la vaccination et la réduction des risques de transmission sont des moyens de prévention contre les hépatites.
Au terme des deux communications, l’opportunité est donnée aux participants de poser leurs préoccupations ou des questions d’éclaircissement. Ce qui a suscité plus de débats, ce sont les données statistiques sur la maladie au niveau des départements du Bénin. En cela, la plupart des préoccupations se résument sur ce qui est réellement fait par l’Etat pour freiner la propagation de la maladie, surtout dans les zones à risque, telles que les départements de l’Atacora, du Borgou et de l’Alibori qui ont les taux les plus élevés des personnes atteintes de l’hépatite.
Visiblement, les participants convaincus que l’hépatite ne doit plus attendre, se sont engagés à jouer individuellement et collectivement leur rôle pour que la famille ABOSCHVi s’élargisse pour accompagner le Bénin à l’élimination de l’hépatite d’ici 2030.
Pour clôturer la formation, le Professeur Nicolas KODJOH, Président de ABOSCHVi, s’est personnellement réjouit de la volonté des OSC et des médias à porter le combat vers l’élimination de l’hépatite virale au Bénin et a exhorté ses acteurs à prendre des initiatives fortes. Il les a rassuré que le soutien de ABOSCHVi ne leur fera jamais défaut.